Apple Vision Pro : les manettes PSVR2 Sense à 249,95 dollars
Apple vend enfin les manettes PlayStation VR2 Sense séparément pour l’Apple Vision Pro. À 249,95 dollars avec leur station de recharge, elles apportent au casque les commandes physiques qui lui manquaient pour les jeux conçus autour d’une manette.
Le Vision Pro sort les pouces
Le 11 novembre 2025, Apple a ajouté les manettes PlayStation VR2 Sense à sa boutique en ligne. La vente en magasin est prévue le 17 novembre. Le tarif atteint 249,95 dollars, une somme qui pique déjà pour deux contrôleurs, même face au prix du casque, affiché autour de 3 500 dollars aux États-Unis.
Jusqu’ici, l’Apple Vision Pro misait sur le suivi des yeux et des mains. Cette approche fonctionne pour déplacer une fenêtre, sélectionner un bouton ou manipuler une interface spatiale. Pour un jeu qui réclame un stick analogique, une gâchette et des boutons physiques, c’est une autre histoire. Le pincement montre vite ses limites lorsqu’il faut viser, accélérer ou maintenir une action pendant plusieurs minutes.
Apple a officialisé cette compatibilité avec visionOS 26présenté à la WWDC de juin 2025 puis rendu disponible en septembre. Le casque gagne donc un accessoire vendu directement par Apple, mais pas une nouvelle puce ni un nouveau mode d’affichage. Le gain porte sur les commandes, pas sur les performances.
visionOS 26 met les mains au repos
Une fois les manettes PlayStation VR2 Sense connectées à l’Apple Vision Prole suivi des mains est désactivé. Les gâchettes remplacent le pincement, les joysticks servent aux déplacements et au défilement, tandis que le bouton PS ouvre la vue d’accueil. On évite ainsi les clics fantômes et les doigts qui passent devant une interface au mauvais moment.
Le fonctionnement diffère de celui d’une manette classique utilisée seule. Apple prend aussi en charge les DualSense et d’autres contrôleurs compatibles, mais ces accessoires conservent le suivi des mains. Le joueur peut utiliser la manette pour les boutons et les sticks, puis reprendre ses gestes pour interagir avec l’environnement. Avec les contrôleurs de Sony, le casque bascule vers une expérience entièrement physique.
Cette logique correspond surtout aux jeux de tir, aux expériences de réalité virtuelle et aux titres qui demandent des déplacements précis. Elle est moins pratique pour naviguer dans les menus ou lancer une application, puisque le casque perd alors son interface gestuelle. Il faudra prendre le coup de main ou garder une manette traditionnelle sous le coude. Apple ne supprime pas le problème, elle propose deux façons de le contourner.
249,95 dollars pour ouvrir le jardin clos
Le prix raconte une partie de la stratégie. Cette vente ouvre une porte dédiée au jeu vidéo dans le jardin clos de l’Apple Vision Pro. Le casque pouvait déjà afficher des contenus immersifs, exécuter des applications et fonctionner avec des manettes Bluetooth. Il lui manquait toutefois un accessoire officiellement pris en charge pour les expériences de réalité virtuelle.
La vente séparée est aussi nouvelle pour les contrôleurs de Sony. Les PSVR2 Sense étaient associés au casque PlayStation VR2lui-même utilisé avec la PlayStation 5. On peut désormais acheter les manettes sans acquérir l’ensemble du système Sony, avec une station de recharge incluse.
Pour le propriétaire d’un Vision Prola facture totale reste salée. Après un achat autour de 3 500 dollars pour le casque, ajouter 249,95 dollars peut sembler acceptable dans une logique d’équipement haut de gamme. Pour un nouvel acheteur, l’addition grimpe vite entre le casque, les contrôleurs, les applications et les accessoires. Le ticket d’entrée ne joue clairement pas dans la catégorie console familiale.
Apple distribue ainsi un accessoire déjà conçu au lieu d’ajouter une manette propriétaire à son catalogue. Le choix limite le nombre de formats à gérer pour les développeurs, mais il ne transforme pas 249,95 dollars en dépense anodine. Malin sur le papier. Le portefeuille, lui, ne trouve pas ça très drôle.
Le vrai boss final reste le catalogue
Les commandes physiques lèvent un obstacle pour les jeux pensés autour d’une manette. Elles donnent aussi aux studios une cible technique plus claire pour les expériences de réalité mixte. Mais un accessoire ne crée pas automatiquement des jeux. Il faut encore développer, tester, distribuer et rentabiliser ces titres sur une plateforme dont le parc reste bien plus réduit que celui de l’iPhone ou de la PlayStation 5.
L’écart d’audience pèse directement sur le calcul économique. Un portage destiné à plusieurs centaines de millions d’iPhone ne demande pas le même investissement qu’une expérience spatiale conçue pour un casque de niche. En novembre 2025, le Vision Pro n’avait pas encore atteint le million d’unités vendues. Le contrôleur réduit un obstacle technique, pas le risque financier.
La compatibilité arrive donc comme une correction ciblée. Le choix initial du tout-gestuel donnait au casque une interface cohérente avec les habitudes d’Apple, mais il écartait une partie des usages du jeu vidéo. Avec les PSVR2 Sensela firme accepte une concession au réel : pour tirer, conduire ou viser, un vrai bouton fait parfois mieux qu’un pincement dans le vide.
Reste à voir si les studios suivront. Le casque a ses gâchettes, ses sticks et son bouton PS. Il lui faut maintenant des jeux capables de justifier 249,95 dollars de plus. Sinon, on aura payé une paire de manettes pour faire trois tours dans une démo spatiale avant de retourner regarder des fenêtres flotter dans le salon. Très Apple, mais un peu court pour un futur du gaming.
Sources et références scientifiques
- Malcolm Owen. You can now buy Sony's VR controllers for the Apple Vision Pro. 2025.
- You can now buy Sony's VR controllers for the Apple Vision Pro.
- Paul Terpstra. Apple Vision Pro Now Supports Sony’s PSVR2 Controllers. 2025.
- Vision Pro Gains Official Support for Sony’s PSVR2 Controllers.






