Un Mac Studioun écran ultralarge de 49 pouces, trois Stream Deck et un piano pliable composent le bureau 2025 de William. L’ensemble ressemble davantage à une régie de travail qu’à une vitrine Apple, mais chaque élément répond à une routine précise.
À 5 heures, le Mac Studio passe en mode studio
Vers 5 heures, les jours de semaine, William entre dans son bureau sombre, allume son Mac Studiopuis règle deux Elgato Key Lightl’une placée devant lui et l’autre derrière. L’éclairage sert aux visioconférences et aux vidéos, mais aussi au démarrage de la journée. William ajuste son intensité avec le bouton rotatif d’un Stream Deck+.
La surface en L n’a pas beaucoup changé au fil des années. Son contenu, en revanche, s’est densifié. Le poste s’articule autour d’un écran ultralarge de 49 pouces, d’un Apple Magic Keyboard et d’un Apple Magic Trackpad. William utilise aussi, selon les besoins, un MacBook Pro et deux iPad.
L’écran affiche les applications, les documents, les dossiers et les sites nécessaires au travail sans obliger William à empiler les fenêtres. Le gain vient donc de l’orchestration des tâches, pas d’une fiche technique spectaculaire.
49 pouces de largeur, zéro place pour l’à-peu-près
Un bouton de Stream Deck peut lancer les applications utilisées pour le travail éditorial, ouvrir les documents et les dossiers associés, organiser les fenêtres sur l’écran large et retrouver les sites déjà connectés. La machine ne gagne pas en puissance brute. La routine du matin demande simplement moins d’étapes.
Le troisième périphérique est officiellement un Stream Deck+. En plus de ses touches, il possède des molettes qui permettent notamment de régler la luminosité d’une lampe. Chaque touche est programmable et affiche une petite image, ce qui transforme le périphérique en panneau de contrôle plutôt qu’en simple rangée de boutons.
Trois exemplaires peuvent sembler excessifs, et William le reconnaît lui-même. Le troisième peut attirer la poussière avec la même efficacité qu’un ventilateur. Pourtant, l’organisation obtenue sur un écran de 49 pouces donne une fonction concrète à cette accumulation.
Logic Pro passe en mode télécommande
Le cas le plus parlant concerne Logic Pro. Le plus petit Stream Deckinstallé à gauche du clavier, bascule automatiquement vers un profil consacré au montage sonore lorsque le logiciel s’ouvre. Une touche permet d’aller à la fin d’une piste, une autre de couper un passage, une autre encore de lancer la lecture ou de l’arrêter.
La touche de lecture déclenche en réalité un script Keyboard Maestro. Le script examine l’écran pour repérer le bouton de lecture. S’il le trouve, il clique dessus. Si ce bouton n’est pas présent, il cherche celui qui permet l’arrêt. Une seule touche peut donc gérer les deux états, lecture et pause.
Les mêmes actions restent accessibles depuis le clavier et les menus de Logic Pro. La différence tient au nombre d’étapes : une séquence répétée devient une pression unique. Le bureau ne remplace pas les raccourcis, il les rend visibles et immédiats.
Le jardin clos laisse entrer Elgato
Le poste mélange du matériel Apple et des accessoires Elgato. Du côté d’Apple, on trouve le Mac Studiole clavier, le trackpad, parfois le MacBook Pro et les deux iPad. Elgato fournit les deux éclairages, les trois Stream Deck et une Elgato Facecamsoit six appareils au total.
L’écosystème Apple reste le socle informatique, mais les commandes du quotidien viennent largement d’Elgato. Le jardin clos laisse donc entrer des périphériques tiers sans difficulté. Dans ce bureau, le logo Apple ne gagne pas chaque manche, et ce n’est pas forcément un problème.
Un HomePod est aussi présent, même s’il est resté débranché pendant des mois après un déplacement de matériel. Une station Belkin recharge l’iPhonel’Apple Watch et les AirPods Pro 2. Deux Apple Pencil et plusieurs câbles USB-C sont rangés dans un gobelet métallique récupéré par erreur dans un restaurant Five Guys de la gare du Nord, à Paris.
Ce rangement répond à un besoin concret : les petits câbles disparaissaient régulièrement. Le bureau ne cherche donc pas à reproduire une photo de catalogue. Il répartit les commandes entre le Mac Studiol’écran et les accessoires qui font gagner des gestes.
Le piano pliable joue sa propre partition
La dernière addition de 2025 n’est pas informatique. Il s’agit d’un piano pliable OYAYOplus large que l’écran. En 2024, William avait acheté un piano Duolingo et s’entraînait seulement 30 à 40 secondes par jour. Il prévoit maintenant de suivre de vrais cours et de réorganiser le bureau en L pour garder le clavier musical installé en permanence.
La logique ressemble à celle des Stream Deck : un objet visible et disponible a davantage de chances d’être utilisé. Le piano ne dépend pas d’une application à lancer ni d’un menu à retrouver dans macOS. Il attend au milieu du bureau, entre le Mac, les lampes et les câbles USB-C.
William compte donc laisser le piano en place, même si le clavier pliable est plus large que le moniteur. À 5 heures du matin, il restera à voir qui commencera le premier, le musicien ou la machine.
Sources et références scientifiques
- William Gallagher. How we worked in 2025: William's desk and wide monitor. 2025.






