En 2025, le studio d’Andrew O’Hara repose sur un MacBook Pro M3 Max, un Studio Display de 27 pouces et 32 To de stockage principal. Une installation pensée pour filmer, transférer et archiver, avec assez de câbles pour faire rougir le bureau minimaliste d’une keynote.
Le setup bouge peu, mais quelques ajouts rendent la production vidéo et la gestion des médias moins pénibles. L’espace se divise en trois zones : un bureau de travail, un plateau de tournage et une réserve dédiée au stockage. La plupart du temps, l’activité se concentre sur les deux dernières, là où les fichiers lourds et les accessoires s’accumulent.
Le poste de travail repose sur un bureau réglable en hauteur de six pieds signé Autonomousavec un sous-main noir mat et une étagère en noyer Grovemade. Le matériel reste en place plusieurs années, puis un dock ou un SSD vient régler un problème précis. Le vrai luxe du studio, ce n’est pas le nombre de gadgets, c’est le temps gagné quand tout fonctionne.
Le MacBook Pro sort du clap
Clamshell, le portable change de scène
Le cœur informatique du bureau est un MacBook Pro 16 pouces équipé de la puce M3 Max. Andrew O’Hara l’utilisait auparavant fermé, en mode clamshell, avec un clavier et une souris Bluetooth. En 2025, il reste ouvert et sert aussi d’écran secondaire.
Cette configuration garde sous les yeux SlackTwitterles e-mails ou le flux d’un babyphone pendant que le travail principal s’affiche sur l’Apple Studio Display de 27 pouces. Le portable ne joue donc plus le rôle d’une unité centrale cachée sous le bureau : il devient une petite régie de contrôle, tandis que le grand écran accueille le montage ou les résultats d’une séance photo.
Un dock CalDigit Thunderbolt relie l’ensemble. Il alimente l’écran et distribue les connexions vers les différents volumes de stockage. Chaque câble a sa fonction, chaque disque doit rester accessible, et le portable doit pouvoir quitter le bureau sans transformer le départ en déménagement. Ça change du joli bureau vide photographié pour Instagram.
32 To et pas une prise de tête
Thunderbolt met les fichiers au pas
Le stockage principal s’appuie sur un disque G-RAID de 12 To et un LaCie 2Big de 20 To. Ces deux volumes totalisent 32 To de capacité annoncée, déjà largement entamés par les vidéos, les photos et les projets terminés. En production, le mot « beaucoup » vieillit vite.
Un Lexar Professional Workflow Docking Station complète l’installation. Relié en Thunderbolt, il possède six baies pour deux SSD de 2 To, un lecteur SD et microSD ainsi qu’un lecteur CFexpress Type B. Les supports se retirent ensuite pour travailler à l’extérieur, notamment lors d’un déplacement au CES de Las Vegas.
Le dock évite de brancher et débrancher une collection de lecteurs à l’arrière du MacBook. On pose le support, on transfère les fichiers, puis on le retire au moment de partir. La méthode paraît banale jusqu’à ce qu’une carte caméraun SSD de montage et plusieurs lecteurs occupent le même bureau. Là, le bazar prend vite le pouvoir.
Entre les deux gros volumes et les SSD amovibles, le stockage est traité comme une infrastructure de production, pas comme un accessoire ajouté après coup.
Qi2, UPS et câbles : le courant passe
Les chargeurs jouent en première prise
Sur l’étagère, un chargeur sans fil Anker Prime 3-en-1 fournit jusqu’à 25 W. Deux autres stations complètent le dispositif : un modèle Kensington avec du rangement à l’arrière et un chargeur Zens 4-en-1 compatible Qi2.
Cette redondance répond à une contrainte simple : plusieurs téléphones sont testés en même temps, tandis que les écouteurs, les éclairages et d’autres accessoires doivent aussi être rechargés. Un seul chargeur aurait suffi dans un bureau classique. Dans un espace de tournage, il aurait surtout fallu organiser une rotation digne d’un contrôle aérien.
Le NAS garde le film
Sous le bureau, un onduleur, ou UPS, protège les disques contre les arrêts brutaux provoqués par les coupures de courant fréquentes dans la zone. Une extinction soudaine au milieu d’un transfert peut coûter plus cher qu’un accessoire de bureau. L’élément le plus discret est parfois celui qui évite la panne la plus pénible.
À côté de l’onduleur se trouve un Synology DS723. Il pourrait accueillir une partie du stockage de production, mais il sert surtout de serveur multimédia avec Plex. Les films et séries numérisés sont diffusés vers les différents Apple TV de la maison. D’autres usages sont envisagés, comme l’hébergement local de Homey ou la sauvegarde des caméras de sécurité.
Nikon Z8 : silence, ça tourne
L’iPad mini prend le retour
L’espace de tournage a été construit cinq ou six ans plus tôt et a peu changé depuis. La caméra principale est un Nikon Z8installé sur un trépied Peak Design Pro équipé d’une tête vidéo. Sa structure en carbone reste légère et rapide à régler quand le décor doit changer entre deux prises.
Un flux de contrôle arrive sur un iPad mini fixé à proximité, avec l’application Orion. L’écran sert de retour vidéo pendant que le son passe par un DJI Mic 2dont le récepteur est installé sur le dessus de la caméra. Chaque élément a une place claire : filmer, surveiller, enregistrer.
Le décor reste toutefois le chantier en attente. Andrew O’Hara souhaite remplacer l’arrière-plan par une structure plus modulaire, capable d’accueillir des étagères et des éléments de décoration à différents endroits. Le studio pourrait ainsi varier ses plans de coupe et produire davantage de B-roll. Même un espace bien équipé finit par réclamer sa mise à jour majeure.
Le vrai boss final, c’est le bazar
Le studio accueille aussi des ensembles de Lego, un aspirateur piloté par Matter et un chauffe-bougie connecté. Des bacs entiers regroupent câbles et adaptateurs, sans jamais contenir celui qu’il faut au moment précis où il faut l’utiliser. Le grand classique du bureau tech, version production vidéo.
Des batteries, des docks, des chargeurs et des accessoires attendent en réserve autour du plateau. Certains servent aux tests, d’autres aux tournages ou aux compositions visuelles. Le bureau fonctionne donc comme un atelier, avec une partie visible et une réserve qui déborde dès qu’on ouvre un tiroir.
Le MacBook Prol’iPad miniles Apple TV et le Studio Display forment une base cohérente, mais les disques, les lecteurs photo, la caméra et les chargeurs viennent de plusieurs fabricants. Le jardin clos d’Apple s’arrête vite à la multiprise dès que la création devient professionnelle.
Le matériel change peu, les besoins évoluent par petites touches et le temps manque pour refaire le décor. La seule pièce encore impossible à ranger reste donc le temps. Même la puce M3 Max ne peut pas l’installer dans un dock.
Sources et références scientifiques
- Andrew O'Hara. Andrew O'Hara's 2025 desk setup: A full studio with ample storage and power. 2025.
- Andrew O'Hara. Andrew O'Hara's 2025 desk setup: A full studio with ample storage and power – NewsBreak. 2025.
- Nishadil News Desk. Stepping Inside Andrew O'Hara's 2025 Dream Studio. 2025.






