Avec 1200p, 120 Hz et le mode Real 3Dles Xreal 1S affichent le contenu d’un iPhoned’un Mac ou d’une console dans une fenêtre virtuelle. À 449 dollars, elles misent sur l’écran privé plutôt que sur le casque autonome.
Présentées au CES 2026 et proposées à partir du 4 janvier 2026les Xreal 1S suivent une trajectoire différente de l’Apple Vision Pro. Elles n’embarquent ni système complet ni forêt d’applications flottantes. L’appareil connecté fournit le contenu, tandis que les lunettes se chargent de l’afficher dans une fenêtre virtuelle.
Cette architecture réduit le périmètre du produit, mais aussi sa facture. Pour regarder un film, jouer sans monopoliser la télévision ou travailler avec une grande fenêtre devant les yeux, il faut déjà posséder une source compatible. Xreal vend donc un écran portable et privé, pas un ordinateur à porter sur le visage.
La fenêtre peut suivre le regard ou rester fixée dans l’espace. Dans ce second mode, son affichage peut atteindre une taille apparente de 500 pouces. On ne porte évidemment pas une salle de cinéma sur le nez, même si le service marketing aimerait bien le faire croire.
Le pari des Xreal 1S tient dans cette simplicité : fournir l’écran, laisser l’appareil connecté faire le reste.
1200p, 120 Hz : les pixels passent la seconde
Les Xreal 1S passent à une définition de 1200p, contre 1080p pour la génération précédente mentionnée, et atteignent 120 Hz. Leur champ de vision annoncé mesure 52 degrés. La luminosité maximale progresse également de 600 à 700 nits.
Ces chiffres ne garantissent pas à eux seuls une image parfaite, mais ils ciblent trois limites concrètes. Une définition supérieure peut rendre les textes plus lisibles, le 120 Hz fluidifie les mouvements et les 700 nits donnent davantage de marge dans un environnement lumineux. Pour un film ou un jeu, ce sont des améliorations plus directement perceptibles qu’un score de benchmark sorti du chapeau.
Le mode d’affichage suit aussi deux logiques. Le suivi du regard garde la fenêtre dans le champ de vision, tandis que l’ancrage spatial permet de l’agrandir et de la fixer devant soi. Sur un ordinateur portable, cette option peut faciliter l’usage d’une grande surface virtuelle sans transporter un écran supplémentaire. Ça reste une fenêtre affichée par des lunettes, pas un moniteur physique de 500 pouces.
Real 3D, le relief sans permis
Le mode Real 3D s’appuie sur le processeur X1 intégré aux lunettes. Il convertit en direct le contenu affiché en image tridimensionnelle, y compris les films 2D et les jeux vidéo. Xreal prévoit aussi cette fonction sur les Xreal One Proau lieu de la réserver aux Xreal 1S.
L’intérêt vient du traitement en temps réel : il n’est pas nécessaire de disposer d’un catalogue préparé à l’avance. En revanche, une conversion automatique ne transforme pas chaque film en démonstration de relief. Selon les images, la profondeur peut paraître convaincante ou plus artificielle. La physique n’a toujours pas signé de partenariat avec Xreal.
Neo, le hub qui joue les batteries externes
Le Xreal Neo ajoute une batterie de 10 000 mAh et une connectique DisplayPort. Son format de hub magnétique s’inspire de l’écosystème MagSafe et se fixe à l’arrière d’un appareil compatible tout en maintenant la liaison avec les lunettes.
Son rôle est de conserver de l’énergie sur l’iPhonele Mac ou un autre appareil pendant que son image part vers les Xreal 1S. Les 10 000 mAh donnent une capacité annoncée, pas une autonomie réelle universelle. La consommation de l’appareil connecté, la luminosité et l’utilisation du mode Real 3D modifieront le résultat. Une daube, l’autonomie annoncée sans ces paramètres? Non. Mais un chiffre seul ne suffit pas.
Le Xreal Neo peut également se connecter directement à une Nintendo Switch ou une Nintendo Switch 2. La console conserve son fonctionnement habituel, tandis que l’image reste réservée à la personne qui porte les lunettes. Pour jouer dans un espace partagé, c’est plus précis qu’une promesse vague de mobilité.
548 dollars, l’addition passe en mode grand écran
Les tarifs annoncés le 4 janvier 2026 placent les lunettes à 449 dollars et le hub à 99 dollars. L’ensemble atteint donc 548 dollars. Le prix d’entrée reste lisible, mais l’accessoire devient particulièrement utile dès que l’on veut alimenter l’appareil connecté pendant une longue session nomade.
À 548 dollars avec le hub, les Xreal 1S forment une solution d’écran portable complète, mais pas une paire de lunettes autonome.
Le calcul est finalement assez simple : 449 dollars pour l’affichage, 99 dollars pour prolonger l’usage et un appareil connecté pour fournir les contenus. Reste à savoir si l’on veut vraiment payer ce prix pour éviter un écran partagé. Le chargeur absent de la boîte a peut-être trouvé son nouveau costume.
Sources et références scientifiques
- Wesley Hilliard. Xreal’s 1S spatial glasses & Neo hub arrive with Real 3D. 2026.
- Tipirneni Y, Arzi B, Blandino A, Skouritakis CT, Goldschmidt S.. Augmented reality glasses improve real-time spatial tracking and surface-level annotations on the canine head.. American journal of veterinary research. 2026. DOI: 10.2460/ajvr.25.12.0432 · PMID: 42297016. (résumé scientifique structuré; texte intégral non fourni)






