Un Mac mini M1, deux claviers mécaniques, deux écrans 4K et une fibre à 2 Gbit/s composent le bureau de Malcolm Owen. L’ensemble ne cherche pas la pureté Apple, mais le bon outil pour chaque tâche.
Le 28 décembre 2025AppleInsider a publié un nouveau reportage consacré au poste de travail de Malcolm Owen. Son installation a peu changé depuis 2024, mais son usage s’est élargi au développement de jeux avec Unity et Xcode. Le décor reste celui d’un bureau à domicile construit par étapes, avec du matériel conservé jusqu’à la limite de sa durée de vie.
On est loin de la photo de keynote où chaque câble semble avoir reçu une autorisation préalable. Le bureau accueille aussi un PC assemblé, un casque Meta Quest 2une manette de PlayStation 5 et plusieurs périphériques qui ne portent pas de logo Apple. Le jardin clos a donc quelques portes de sortie.
Le M1 joue les prolongations
Le cœur de la configuration reste un Mac mini équipé de la puce M1. Il utilise un SSD externe SanDisk Extreme de 1 To et un SSD portable Lexar Professional Go pour augmenter l’espace disponible. En 2025, ce Mac n’est plus la nouveauté du catalogue, mais il continue de gérer la rédaction, la retouche photo et une partie du développement.
La liste des logiciels donne une idée de la charge demandée à la machine : Pixelmator Pro pour les images, Adobe Creative CloudChromeLibreOfficepuis UnityChatGPT et Xcode pour les nouveaux projets. Le M1 n’est pas là pour faire joli derrière un clavier mécanique. Il doit suivre une journée de travail qui mélange écriture, image et code.
Le M1 n’est plus le dernier cri, mais il reste assez fonctionnel pour repousser l’achat d’une nouvelle machine. Voilà une négociation sévère avec le compte bancaire : tant que l’ordinateur ne bloque pas un usage précis, le remplacement ressemble davantage à une envie qu’à une nécessité.
Deux écrans, pas deux tours de magie
L’écran principal est un BenQ de 31,5 pouces en 4K. Un modèle AOC qui affichait auparavant une image en 1080p est tombé en panne, puis a été remplacé par un autre écran de la marque en 4K. Le grand affichage reçoit le travail principal, tandis que le second garde les documents et les applications de communication à portée de regard.
Cette répartition évite de multiplier les changements de fenêtre lorsque la journée passe de la rédaction au développement. Elle ne transforme pas le bureau en centre de contrôle de la NASA, mais elle répond à un problème concret : garder les informations de référence visibles sans sacrifier l’espace consacré au logiciel actif.
Clavier en main, clavier en jeu

Le Keychron Q8 est le clavier quotidien. Sa disposition Alice sépare légèrement les deux groupes de touches et modifie l’angle des mains. Malcolm Owen l’utilise pour les longues sessions de frappe, avec une logique simple : lorsque l’activité principale consiste à écrire, la disposition du clavier mérite mieux qu’un choix fait au hasard.
Le Wobkey Crush 80 adopte une disposition plus classique. Il prend le relais pour le jeu et certains usages liés au développement, où l’accès aux touches habituelles compte davantage que la séparation propre au Q8. Le pavé numérique Epomaker EK21 complète le dispositif et peut notamment servir dans des logiciels de création comme Blender.
La souris Logitech G402 illustre une autre règle de cette installation : conserver ce qui fonctionne. Elle a été démontée et nettoyée à de nombreuses reprises, au point que ses autocollants inférieurs adhèrent moins bien. Un remplacement par une souris sans fil est envisagé, mais pas encore imposé par l’usage.
Le jardin clos laisse passer le PC
Les appareils Apple occupent une place importante, sans monopoliser le bureau. Un iPhone 15 Pro Max sert de téléphone principal, tandis qu’un iPhone XR reste utilisé pour les tests de versions bêta et la photographie. Un iPad Pro 11 pouces équipé de la puce M2 et d’un Magic Keyboard accompagne les déplacements. L’ancien iPad Pro de 9,7 pouces sert notamment de minuteur.
Cette organisation montre l’intérêt pratique des passerelles entre appareils, mais aussi leur limite. Le PC assemblé reste l’outil dédié au jeu, avec le Meta Quest 2 pour la réalité virtuelle. Quand une tâche réclame un environnement différent, l’écosystème Apple ne suffit pas à lui seul. Et ce n’est pas un drame, juste une décision d’équipement.
Ce bureau ne cherche pas la pureté Apple : il cherche le bon outil au bon endroit. Le logo compte moins que la fonction, surtout quand il faut jouer, développer ou tester plusieurs appareils. Le jardin clos est pratique, mais personne n’a promis qu’il fallait y planter toute la maison.
2 Gbit/s, mais pas de téléportation
La connexion fibre atteint 2 Gbit/s en téléchargement comme en envoi. Pourtant, l’organisation du réseau domestique reste encore en chantier. Les Raspberry Pi et le commutateur réseau ont quitté le dessous du bureau pour une autre partie de la pièce, tandis que l’ancien Mac mini Intel a lui aussi été déplacé.
Le bureau repose sur une structure assis-debout Flexispot et un ancien plan de travail de cuisine découpé aux bonnes dimensions. Le plateau porte des marques, mais il reste assez rigide pour limiter les vibrations. Sous le meuble, crochets et supports accueillent le PC assemblé, les casques et une partie du câblage.
Le câble garde le dernier mot
Le réseau n’est pas le seul chantier. L’objectif est aussi de mieux organiser l’espace pour construire un homelab plus structuré et exploiter davantage la connexion de 2 Gbit/s. Les câbles ne sont donc pas un simple défaut visuel : ils révèlent les équipements qui doivent encore trouver leur place. Ça ne fait pas très keynote, mais le bureau reste utilisable.
Le prochain Mac attend son tour
L’évolution la plus évidente serait de remplacer le Mac mini M1 par une génération plus récente. L’autre option serait un MacBook Procapable de réunir le travail au bureau et les besoins de mobilité. Dans les deux cas, le budget reste le principal filtre. Le changement est souhaitable, pas urgent.
La souris, le réseau et le microphone fixe figurent également parmi les améliorations possibles. La chaise Noblechairs Heroelle, a déjà résisté plusieurs années. Quant aux chats qui s’installent sur le bureau, aucune version de macOS ne semble encore avoir réglé le problème. Le M1 peut donc continuer à jouer les anciens combattants, au moins jusqu’à la prochaine facture qui négociera mieux que lui.
Sources et références scientifiques
- Malcolm Owen. How we work: Malcolm Owen's double-keyboard desk setup. 2025.
- How we work: Malcolm Owen's double-keyboard desk setup, AppleInsider Forums.
- Malcolm Owen. How we work: Malcolm Owen's double-keyboard desk setup – NewsBreak. 2025.
- Malcolm Owen. How we work: Malcolm Owen's sprawling setup. 2024.






