L’échec commercial de l’iPhone Air ne sera peut-être qu’un détail dans l’histoire d’Apple. Cupertino vient de révéler sa vraie carte maîtresse : une technologie d’écran révolutionnaire qui transformera l’expérience visuelle sur iPhone. Le géant californien mise sur le CoE, une innovation Samsung qui pulvérise les limites actuelles des dalles OLED. L’iPhone Fold, attendu pour septembre 2026, inaugurera cette rupture technologique avant qu’elle ne s’étende à l’iPhone Air 2 en 2027.
⚡ L’essentiel à retenir
- L’iPhone Fold sera le premier smartphone Apple avec écran CoE (Color Filter on Encapsulation)
- Cette technologie supprime le polariseur pour gagner 50% de luminosité sans consommer davantage
- Les écrans deviennent plus fins grâce à l’élimination de couches superflues
- L’iPhone Air 2 héritera de cette innovation en 2027
- D’ici 2030, 90% des smartphones pliables adopteront le CoE
La technologie CoE, un pari radical contre les conventions
Samsung Display vient de chambouler les règles du jeu avec son procédé CoE. Là où tous les fabricants empilaient laborieusement les couches — pixels OLED, film polarisant, verre protecteur — l’approche coréenne fait table rase des compromis. Le filtre de couleur s’applique directement sur la couche d’encapsulation qui protège l’OLED. Résultat ? Deux avantages massifs qui redéfinissent ce qu’on attend d’un écran premium.
Le polariseur, cette strate opaque censée atténuer les reflets, absorbait jusqu’à présent plus de 50% de la lumière émise par les pixels. Un gâchis colossal. Avec le CoE, Apple libère cette luminosité bridée sans toucher à la consommation énergétique. Les ingénieurs parlent d’une “transmission de lumière optimale” qui rend les contenus HDR éclatants même en plein soleil.
Un écran qui respire enfin
L’autre miracle du CoE tient dans sa finesse. Chaque couche retirée fait gagner des dixièmes de millimètres précieux. Pour l’iPhone Fold, dont la pliure exige une flexibilité extrême, cette réduction d’épaisseur devient cruciale. Apple peut ainsi concevoir un châssis en titane plus svelte sans sacrifier la robustesse. L’iPhone Air 2 profitera de cette minceur pour repousser les standards de légèreté établis par son prédécesseur raté.
L’iPhone Air, un échec qui ouvre la route
Les chiffres font mal. La production de l’iPhone Air a chuté de 80% au premier trimestre 2026. Les fournisseurs d’Apple ont même cessé de fabriquer certains composants, estimant que les stocks suffiraient à écouler les invendus. Ming-Chi Kuo, l’analyste qui ne se trompe jamais sur Apple, rapproche cet échec de ceux des iPhone mini et Plus. Le public boude l’ultra-minceur quand elle rime avec compromis sur l’autonomie ou la puissance.
Paradoxalement, cette déroute accélère la feuille de route d’Apple. Plutôt que de s’acharner sur un concept qui ne trouve pas son marché, Cupertino réoriente ses ressources vers l’iPhone Fold. Le smartphone pliable devient la vitrine technologique où tester grandeur nature le CoE avant un déploiement massif sur toute la gamme en 2027-2028.
| Critère | Écran OLED traditionnel | Écran CoE (iPhone Fold/Air 2) |
|---|---|---|
| Polariseur | Film opaque obligatoire | Supprimé totalement |
| Transmission lumière | ~50% absorbée | Quasi-totale (95%+) |
| Épaisseur totale | Multiple couches épaisses | Réduction de 20-30% |
| Consommation énergétique | Standard | Identique à luminosité équivalente |
| Vivacité des couleurs | Filtrée par le polariseur | Expression directe, plus vive |
Le marché des pliables explose, Apple arrive au bon moment
IDC ne laisse aucune place au doute : les smartphones pliables connaîtront une croissance de 30% en 2026. Les livraisons mondiales grimperont de 20,6 millions d’unités en 2025 à plus de 27 millions l’année suivante. L’arrivée d’Apple sur ce segment constitue le catalyseur principal de cette accélération brutale. Samsung, Honor et Huawei dominent actuellement un marché de niche. L’iPhone Fold va transformer cette curiosité technologique en standard aspirationnel.
D’ici 2030, les analystes d’Omdia prédisent que 90% des smartphones pliables intégreront le CoE. La technologie s’étendra même aux téléphones classiques, captant près de 20% du milliard d’unités OLED vendues chaque année. Apple ne suit pas une tendance : la firme réécrit les règles du jeu en imposant ses exigences qualitatives à toute l’industrie.
Un format passeport qui change tout
Contrairement aux Galaxy Z Fold ou Pixel Fold qui adoptent un format vertical allongé, l’iPhone Fold mise sur des proportions horizontales inédites. Fermé, il ressemble à un passeport : plus large, moins haut. Déplié, son écran de 7,6 à 7,8 pouces offre une surface rectangulaire parfaitement adaptée au visionnage de films et séries sans bandes noires disgracieuses. Ce choix architectural privilégie l’immersion plutôt que la simple productivité.
Apple aurait résolu le problème majeur qui empoisonne tous les pliables actuels : la pliure visible. Les fuites de la chaîne d’approvisionnement affirment que l’écran CoE de l’iPhone Fold ne laissera aucune trace une fois déployé. La charnière en alliage nickel-titane ou Liquid Metal tendrait la dalle pour éliminer toute marque de pliage. Un exploit que Samsung, malgré cinq générations de Galaxy Z Fold, n’a jamais totalement maîtrisé.
L’iPhone Air 2 hérite d’une révolution née du Fold
Le calendrier industriel se dessine avec précision. L’iPhone Fold sort au second semestre 2026, probablement lors de la keynote de septembre. Apple testera ainsi la technologie CoE sur un produit premium à diffusion limitée. Les marchés américain, chinois et sud-coréen recevront le smartphone pliable en priorité, selon une stratégie d’exclusivité qui crée l’engouement.
L’iPhone Air 2 arrivera douze mois plus tard, en septembre 2027. Fort des retours d’expérience sur l’iPhone Fold, Apple peaufinera les réglages de luminosité, d’efficacité énergétique et de gestion thermique. Le deuxième modèle Air bénéficiera d’un écran encore plus abouti, sans les inévitables ajustements de première génération. Les ventes décevantes du premier Air auront au moins servi de leçon : l’ultra-minceur ne vaut rien sans innovation perceptible par l’utilisateur.
Une cascade technologique qui irrigue toute la gamme
Samsung appliquera le CoE au Galaxy S26 Ultra dès 2025, devançant Apple de quelques mois. Mais la vraie bataille ne se joue pas sur le calendrier. Elle porte sur l’intégration logicielle et l’optimisation matérielle. iOS sait tirer parti des dalles OLED comme aucun système Android : gestion du True Tone, adaptation dynamique du taux de rafraîchissement avec ProMotion, calibration colorimétrique millimétrique. Le CoE décuplera ces atouts en offrant une palette lumineuse inédite.
Les iPhone 18 et iPhone 19, attendus en 2027 et 2028, adopteront progressivement le CoE sur leurs modèles Pro, puis sur les versions standard. Apple transformera une exclusivité haut de gamme en nouvelle norme pour l’ensemble de son catalogue. La technologie CoE deviendra aussi banale que le Face ID ou la recharge sans fil : invisible mais indispensable.
Les paris technologiques qui peuvent tout faire basculer
Apple joue sa réputation sur plusieurs fronts simultanés. Le CoE doit tenir ses promesses de luminosité et de finesse sans créer de nouveaux problèmes. Les premiers retours utilisateurs sur l’iPhone Fold détermineront si la suppression du polariseur engendre des reflets gênants sous certains angles d’éclairage. Samsung a beau maîtriser la fabrication des dalles OLED, la calibration finale reste du ressort d’Apple.
La durabilité constitue l’autre enjeu critique. Un écran plus fin est-il plus fragile aux chocs ? La couche d’encapsulation qui intègre désormais le filtre couleur résistera-t-elle à des années d’utilisation intensive ? Apple teste ses produits avec une rigueur obsessionnelle, mais le vrai crash-test se déroulera dans les poches et les sacs des utilisateurs. Un scandale type “Bendgate” ou “Batterygate” anéantirait la crédibilité de toute la stratégie CoE.
Le prix, l’équation impossible
Les analystes estiment que l’iPhone Fold coûtera entre 1 900 et 2 200 euros. Un tarif stratosphérique qui positionne le smartphone pliable comme un produit de luxe technologique. L’écran CoE explique en partie cette inflation : les rendements de fabrication sont faibles en début de production, les taux de dalles défectueuses grimpent, Samsung répercute ces surcoûts sur Apple.
L’iPhone Air 2 devra composer avec cette réalité économique. Si le premier Air peinait à justifier ses 1 200 euros sans apport fonctionnel majeur, le second modèle devra convaincre avec un écran CoE visible à l’œil nu. La luminosité supérieure, la finesse extrême et les couleurs éclatantes doivent compenser un prix probablement situé entre 1 300 et 1 400 euros. Un positionnement délicat entre l’iPhone 19 standard et l’iPhone 19 Pro.
Samsung fournit Apple, mais prépare sa riposte
Le partenariat entre Apple et Samsung Display illustre la complexité de l’industrie technologique. Les deux rivaux acharnés collaborent sur les écrans depuis l’iPhone X en 2017. Samsung maîtrise la fabrication des dalles OLED, Apple dicte les spécifications et intègre le logiciel. Cette interdépendance profite aux deux camps : Samsung écoule sa production haut de gamme, Apple bénéficie des meilleures technologies d’affichage.
Sauf que Samsung ne restera pas spectateur. Le Galaxy S26 Ultra adoptera le CoE quelques mois avant l’iPhone Fold. Le Galaxy Z Fold 7, concurrent direct du smartphone pliable d’Apple, intégrera probablement une dalle CoE similaire. La bataille se jouera sur l’expérience globale : qualité de la charnière, absence de pliure, fluidité logicielle, écosystème d’applications optimisées. Apple part avec l’avantage de son contrôle vertical, Samsung riposte avec son avance technologique sur les pliables.
L’avenir s’écrit en transparence
Au-delà du CoE, Apple explore d’autres pistes pour repousser les limites des écrans. Les brevets déposés à l’USPTO mentionnent des dalles à auto-réparation capables de refermer les micro-rayures grâce à un polymère spécial. D’autres documents évoquent des écrans bi-directionnels qui se plient vers l’intérieur comme vers l’extérieur, à l’image des PC portables convertibles.
La suppression du polariseur ouvre aussi la voie à des écrans transparents ou semi-transparents. Imagine un iPhone dont la dalle s’efface partiellement pour laisser apparaître le logo Apple en filigrane, ou qui affiche des informations en réalité augmentée superposées au monde réel. Ces concepts futuristes deviennent techniquement envisageables une fois le CoE généralisé. Apple ne révolutionne pas seulement les smartphones de 2026 : la firme pose les fondations des interfaces de la décennie suivante.
L’iPhone Fold et l’iPhone Air 2 ne sont que les premiers chapitres d’une transformation profonde de la façon dont nous interagissons avec nos appareils. Des écrans plus lumineux, plus fins, plus flexibles redéfinissent les facteurs de forme possibles. Apple mise sur cette révolution silencieuse pour reconquérir un marché qui stagne depuis 2021. La technologie CoE incarne ce pari : invisible dans son fonctionnement, spectaculaire dans ses effets. Cupertino compte sur cette magie discrète pour faire oublier l’échec de l’iPhone Air et relancer la machine à désir qui a construit sa fortune.
