En 2025, les produits tech les plus parlants ne sont pas toujours ceux qui affichent la meilleure fiche technique. Un smartphone très fin, des écouteurs qui restent en place, un casque moins pénible à porter, une IA qui aide à coder et un onduleur qui sauve un travail en cours racontent une autre histoire de l’usage réel.
La puce, le nombre de capteurs et la keynote restent utiles pour comparer. Mais ils ne répondent pas à toutes les questions concrètes : l’écouteur va-t-il tomber pendant l’entraînement? Le casque peut-il rester sur le visage plus de vingt minutes? L’ordinateur aura-t-il le temps d’enregistrer un fichier avant la coupure?
L’Air de rien, le pliable se prépare
L’iPhone Air mise d’abord sur un châssis extrêmement fin. Pour y parvenir, Apple a déplacé la carte logique, les composants sensibles à la chaleur et le bloc photo dans une zone élargie autour de la caméra, parfois décrite comme un plateau. Le reste du corps conserve une batterie large et fine.
Le résultat ne passe pas inaperçu. Le plateau prend de la place et alourdit visuellement le dos du téléphone. Le design négocie sévèrement avec la physique (et la physique n’a pas l’habitude de faire des cadeaux).
Cette architecture devient plus intéressante lorsqu’on la rapproche d’un éventuel iPhone Fold. Un smartphone pliant doit rester très fin une fois ouvert, puisque son épaisseur augmente fortement lorsqu’il se referme. La répartition des composants et la place réservée à une batterie plate deviennent alors des contraintes industrielles, pas de simples choix esthétiques.
On ne peut pas en déduire que le futur pliant reprendra exactement la conception de l’iPhone Air. On peut en revanche y voir un exercice autour de la dissipation thermique, du volume interne et de la finesse. L’intérêt de l’iPhone Air pourrait se trouver dans la contrainte qu’il impose au prochain iPhone pliant.
Les opérateurs américains T-Mobile, Verizon et AT&T ont proposé des incitations pour réduire le coût d’achat du téléphone. Le prix reste donc une donnée aussi concrète que l’épaisseur du châssis. Le boss final, comme souvent chez Apple.
Powerbeats Pro 2 : le crochet qui accroche
Les Powerbeats Pro 2 intègrent un capteur de fréquence cardiaque utilisable avec un iPhonesans porter d’Apple Watch pendant l’entraînement. Ils proposent aussi une réduction active du bruit et un mode Transparence, deux fonctions désormais courantes sur les écouteurs haut de gamme.
Le capteur attire l’attention, mais le crochet répond à un problème plus terre à terre. Les embouts en silicone peuvent bouger ou sortir de l’oreille selon la morphologie. Le crochet maintient l’écouteur autour de l’oreille et réduit le risque de le perdre pendant un exercice. Fouiller un fossé pour récupérer 200 dollars de technologie, voilà une séance de cardio dont on se passerait bien.
Les Powerbeats Fit adoptent une aile en silicone qui se cale dans les replis de l’oreille. Leur maintien peut être efficace, mais le crochet des Powerbeats Pro 2 garde un avantage : même si l’écouteur se déplace légèrement, il reste attaché.
Le prix relevé fin 2025 atteignait 199,95 dollars sur Amazon. À ce niveau, le capteur cardiaque compte, mais le maintien peut davantage justifier l’achat pour les personnes qui ne supportent pas les écouteurs intra-auriculaires classiques. La meilleure nouveauté est parfois celle qui empêche le produit de finir sous un canapé.
Vision Pro M5 : le poids lourd change de point d’appui
Le Vision Pro M5 ressemble à une mise à jour de performances plutôt qu’à une nouvelle génération de réalité mixte. Le passage à la puce M5 apporte un saut de trois générations en performances, avec du ray tracing accéléré matériellement et une meilleure gestion du mesh mapping. Ces fonctions doivent améliorer le rendu sans augmenter fortement la consommation.
La puce Apple Silicon reprend aussi les gains de performances monocoeur de la génération M4. Sur un casque qui affiche des informations, analyse l’environnement et maintient une interaction fluide, ce progrès peut améliorer l’efficacité générale et prolonger l’autonomie. La puce ne règle toutefois pas à elle seule le principal défaut physique du casque.
La modification la plus concrète concerne le Dual Knit Band. Apple ajoute des poids en tungstène à l’arrière du bandeau et déplace le point d’équilibre vers le cou. L’idée paraît paradoxale : ajouter du poids pour rendre un casque plus confortable. Mais si le poids appuie moins vers l’avant, la pression sur le visage diminue.
Le Vision Pro M5 démarre à 3 499 dollars. À ce tarif, le confort n’est pas un détail de finition. Il conditionne directement la durée d’utilisation d’un casque qui peut laisser une marque sur le front après vingt minutes. Le progrès le plus utile n’est pas toujours dans la puce. Parfois, il se trouve dans le bandeau.
L’IA code, mais garde le volant
En 2025, l’intelligence artificielle a aussi trouvé une place concrète dans la création logicielle. Un projet personnel utilise ChatGPT pour aider à développer un jeu destiné à l’iPhone et à l’iPadavec une publication envisagée sur Steam et l’App Store.
La méthode ne repose pas sur un bouton magique. Le code et le raisonnement proposés par l’IA sont vérifiés à chaque étape, au lieu d’être exécutés sans contrôle. L’outil peut expliquer une structure, suggérer une correction ou remettre un débutant sur les rails. Il peut aussi produire une solution fausse, fragile ou difficile à maintenir.
Cette utilisation donne à l’IA une fonction pédagogique précise. Une personne qui avait essayé de créer des jeux des années auparavant peut reprendre l’apprentissage avec un assistant disponible pendant le développement. Cela ne règle ni les questions liées aux données d’entraînement et à la rémunération des artistes, ni celles du remplacement de certains métiers.
Le cas reste néanmoins concret : l’IA aide à faire avancer un projet qui aurait pu rester au stade de l’idée. Une IA qui aide à terminer un vrai jeu vaut davantage qu’une démonstration qui récite une keynote. À condition de relire le code, sinon la dette technique arrive avec le sourire.
L’onduleur : le courant passe, le travail reste
Le produit le moins spectaculaire de cette sélection est aussi l’un des plus directement utiles : un onduleur pour un Mac mini et ses écrans. Lors d’une coupure ou d’une baisse de tension, il maintient le poste assez longtemps pour enregistrer les documents et arrêter proprement la machine.
Quelques minutes peuvent suffire à éviter une perte de travail, même si le courant revient généralement vite. L’onduleur ne remplace pas une batterie destinée à alimenter tout le logement. Il protège un poste de travail et crée un délai entre la panne et l’écran noir.
Cette fonction n’a rien d’une démonstration spectaculaire. Elle devient visible uniquement quand l’électricité s’interrompt, ce qui explique son faible pouvoir de séduction en keynote. Mais lorsqu’un fichier est ouvert et que le courant saute, le clic sur Enregistrer prend soudain beaucoup de valeur.
L’onduleur n’envoie pas du lourd sur le papier. Il achète simplement quelques minutes quand le courant décide de faire grève. C’est moins glamour qu’une nouvelle puce, mais nettement plus utile quand l’écran devient noir.
Sources et références scientifiques
- Malcolm Owen. Malcolm's best tech in 2025: iPhone Air, Powerbeats Pro 2, and a cheap UPS. 2025.
- Malcolm's best tech in 2025: iPhone Air, Powerbeats Pro 2, and a cheap UPS, AppleInsider Forums.






