On croyait avoir tout vu avec la Dynamic Island. On pensait qu’Apple jouait la carte de l’évolution douce, de la sécurité, du perfectionnement incrémental. Sauf que septembre 2026 pourrait bien tout remettre en question. Les fuites s’accumulent, les analystes convergent, et les fichiers CAO commencent à circuler : Apple prépare une révolution silencieuse qui pourrait marquer le plus grand virage design et technologique depuis l’iPhone X en 2017.
Ce qui se profile n’a rien d’un simple lifting cosmétique. On parle de Face ID invisible, d’écrans qui se plient sans trace, de caméras capables de rivaliser avec des boîtiers pros, et d’une puce tellement avancée qu’elle repousse les limites physiques du silicium. Quatre innovations, quatre paris technologiques qui, si Apple les réussit, pourraient bien redéfinir ce qu’on attend d’un smartphone en 2026.
⚡ Ce qu’il faut retenir
- Face ID sous l’écran : La Dynamic Island pourrait disparaître au profit d’une façade totalement immersive sur les modèles Pro
- Ouverture variable : Une caméra capable d’ajuster mécaniquement son diaphragme, comme sur un reflex
- Puce A20 en 2nm : Première puce Apple gravée avec la technologie GAA de TSMC, promettant 15% de performances en plus et 30% d’efficacité énergétique supplémentaire
- iPhone Fold : Le premier smartphone pliable d’Apple avec un écran de 7,76 pouces et un format livre inédit
Face ID sous l’écran : la fin de la Dynamic Island
Trois ans. C’est le temps qu’aura vécu la Dynamic Island comme signature visuelle des iPhone Pro. Apple s’apprête à franchir le cap du Face ID intégralement caché sous la dalle, une prouesse technique que la marque tente de maîtriser depuis 2021. Selon des sources sud-coréennes proches de la chaîne d’approvisionnement, Samsung fournirait à Apple une technologie infrarouge sous écran spécifiquement développée pour les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max.
Concrètement, cela signifie que tous les capteurs nécessaires à la reconnaissance faciale — projecteur de points, caméra infrarouge, capteur de proximité — seraient invisibles. Seule la caméra frontale subsisterait sous la forme d’un poinçon circulaire déplacé dans le coin supérieur gauche de l’écran, un choix qui rappelle davantage l’univers Android que le langage design historique d’Apple.
Le basculement n’est pas qu’esthétique. Il témoigne d’une volonté assumée de maximiser la surface d’affichage utilisable sans sacrifier la sécurité biométrique. Avec une dalle LTPO+ nouvelle génération, Apple promettrait une expérience visuelle quasi totale, où l’écran ne serait interrompu que par ce petit cercle discret. Les rumeurs divergent encore : certaines sources parlent d’une Dynamic Island “raccourcie”, d’autres d’une disparition pure et simple. Mais une chose est sûre, la façade de l’iPhone 18 Pro ne ressemblera à rien de ce qu’Apple a produit depuis dix ans.
Caméra à ouverture variable : Apple entre dans la cour des pros
Pendant des années, Apple a misé sur le traitement logiciel pour compenser les limites physiques de ses capteurs. Avec l’iPhone 18 Pro, la marque pourrait enfin franchir le pas du diaphragme mécanique, une technologie réservée jusqu’ici aux appareils photo professionnels et à quelques rares smartphones Android haut de gamme comme le Samsung Galaxy S9 en son temps.
L’idée ? Permettre au capteur principal de 48 mégapixels d’ajuster dynamiquement la quantité de lumière qui atteint le capteur, sans passer par des artifices numériques. Concrètement, l’ouverture pourrait varier entre f/1.4 et f/2.8, offrant ainsi une flexibilité inédite pour gérer la profondeur de champ, le bokeh naturel, et les performances en basse lumière.
| Caractéristique | iPhone 17 Pro (2025) | iPhone 18 Pro (2026) |
|---|---|---|
| Ouverture | f/1.78 fixe | f/1.4 à f/2.8 variable |
| Capteur principal | 48 MP | 48 MP (amélioré) |
| Contrôle bokeh | Logiciel uniquement | Mécanique + logiciel |
| Performance faible lumière | Très bonne | Exceptionnelle |
Cette évolution marque un changement de philosophie. Apple reconnaît implicitement que la physique a encore son mot à dire, même à l’ère de l’intelligence artificielle et du traitement d’image computationnel. Pour les créateurs de contenu, les photographes exigeants et les vidéastes, c’est un signal fort : l’iPhone ne veut plus seulement être “suffisamment bon”, il vise désormais à rivaliser frontalement avec du matériel dédié.
Puce A20 en 2nm : le saut quantique d’Apple
Si l’on devait résumer l’A20 en une phrase, ce serait celle-ci : c’est la première puce Apple gravée avec une architecture transistor fondamentalement différente. Exit les FinFET qui ont dominé l’industrie depuis plus d’une décennie, place aux transistors GAA (Gate-All-Around) de TSMC, une technologie qui entoure littéralement le canal du transistor pour un contrôle électrique maximal.
Les chiffres annoncés donnent le vertige. Par rapport à l’A19 Pro attendu dans les iPhone 17, l’A20 promettrait jusqu’à 15% de performances supplémentaires à consommation égale, et surtout 30% d’efficacité énergétique en plus. Pour un smartphone, c’est colossal. Cela se traduit par des sessions gaming prolongées, du traitement vidéo 8K sans chauffe excessive, et des capacités d’IA embarquée démultipliées.
Mais la vraie révolution se cache dans l’architecture mémoire. Apple adopterait le WMCM (Wafer-Level Multi-Chip Module), une approche qui élimine les interposeurs en silicium pour connecter directement la puce au package. Résultat : latence mémoire réduite, dissipation thermique améliorée, et un gain de place précieux pour intégrer d’autres composants, comme une batterie plus généreuse ou des modules photo plus volumineux.
L’A20 ne sera pas gravé en N2P (la version “performance” du 2nm de TSMC) mais en N2 standard. Pourquoi ? Parce que l’écart de performance entre les deux procédés reste modeste — environ 5% — tandis que le coût de fabrication explose. Apple préfère miser sur ses optimisations architecturales légendaires plutôt que de payer une prime pour un gain marginal. Une approche pragmatique qui pourrait permettre de maintenir les prix malgré l’inflation des coûts de production en 2nm.
iPhone Fold : le pari du format livre
Cela fait cinq ans que l’industrie attend l’iPhone pliable. Cinq ans que Samsung, Huawei, Motorola et consorts explorent le territoire des smartphones à écran flexible. Apple a regardé, analysé, breveté, et attendu. Septembre 2026 pourrait marquer l’entrée fracassante de la marque à la pomme sur ce segment, avec un produit baptisé sobrement “iPhone Fold”.
Contrairement aux pliables actuels, souvent critiqués pour leur format étroit lorsqu’ils sont fermés, Apple aurait opté pour un ratio plus large qui privilégie l’usage au quotidien. Avec un écran externe suffisamment généreux pour ne pas se sentir à l’étroit, et un écran interne de 7,76 pouces orienté naturellement en paysage, l’iPhone Fold viserait à offrir une expérience hybride entre iPhone et iPad mini.
La prouesse technique résiderait dans la quasi-absence de pli visible. Apple aurait développé une charnière sophistiquée qui tendrait littéralement la dalle à l’aide d’une barre métallique élastique. L’idée : que l’écran reste parfaitement plan lorsqu’il est déplié, sans cette vallée centrale qui caractérise encore beaucoup de pliables concurrents. Des rumeurs évoquent même un traitement spécial du verre, voire un écran à “auto-réparation” capable d’atténuer les micro-rayures avec le temps.
Le prix, en revanche, risque de faire grincer des dents. Les estimations oscillent entre 2000 et 2500 dollars, un positionnement ultra-premium qui réserverait l’iPhone Fold à une clientèle fortunée, désireuse de posséder le premier pliable signé Apple. La stratégie de lancement serait d’ailleurs progressive : États-Unis, Chine et Corée du Sud en priorité, avant une arrivée en Europe possiblement différée de plusieurs mois.
iOS 26 : le système qui donne vie à ces innovations
Aucune de ces innovations matérielles n’aurait de sens sans un système d’exploitation capable de les exploiter. iOS 26, dévoilé lors de la WWDC en juin dernier, pose les bases logicielles de cette nouvelle génération d’iPhone. Siri connaîtrait sa plus grande refonte depuis son lancement, avec une compréhension contextuelle enfin digne de ce nom, des réponses plus naturelles et une intégration plus profonde avec les apps tierces.
Apple Intelligence monterait également en puissance avec des fonctionnalités comme la traduction en direct dans Messages, FaceTime et Téléphone, l’intelligence visuelle étendue à tout l’écran permettant d’identifier des produits ou d’ajouter des événements au calendrier d’un simple regard, et des Genmoji encore plus expressifs. Pour l’iPhone Fold, iOS 26 introduirait une gestion avancée du multitâche, avec des fenêtres redimensionnables et un mode split-screen optimisé pour le grand écran interne.
Une autre nouveauté majeure : Health+, un service premium dopé à l’IA qui transformerait l’iPhone en coach santé personnalisé. Analyses prédictives, recommandations nutritionnelles, suivi avancé du sommeil et de l’activité physique : Apple tenterait de monétiser davantage son écosystème santé, un pari qui pourrait séduire une audience soucieuse de son bien-être.
Un virage stratégique qui ne plaira pas à tout le monde
Si toutes ces innovations se concrétisent, Apple accomplira en 2026 ce qu’elle n’avait pas osé faire depuis l’iPhone X : bousculer radicalement ses propres codes. Mais ce virage comporte des risques. La disparition de la Dynamic Island pourrait déstabiliser une partie de la base utilisateur attachée à cette signature visuelle. Le prix de l’iPhone Fold risque de creuser encore davantage le fossé entre les possesseurs d’iPhone et le reste du marché.
La vraie question n’est pas de savoir si Apple va innover — la marque l’a toujours fait — mais de savoir si ces innovations répondent à de vrais besoins utilisateurs ou si elles ne servent qu’à justifier des prix toujours plus élevés. Face ID sous l’écran ? Utile si la fiabilité reste au rendez-vous. Ouverture variable ? Indispensable pour les créatifs, superflu pour la majorité. iPhone Fold ? Un produit de niche qui ne deviendra mainstream que si Apple parvient à démocratiser le prix dans les années suivantes.
Une chose est certaine : septembre 2026 marquera un tournant. Soit Apple réussit son pari et redéfinit les standards de l’industrie pour les cinq prochaines années. Soit elle survend des innovations cosmétiques à des prix stratosphériques, et perd un peu plus le contact avec une clientèle qui commence à se lasser des hausses tarifaires perpétuelles. La réponse dans quelques mois, lorsque Tim Cook montera sur scène et prononcera ces mots devenus rituels : “Today, we’re going to talk about iPhone.”
Pour aller plus loin
Découvrez cette vidéo complète sur l’iPhone Fold qui détaille toutes les innovations attendues en 2026 :






