Septembre 2025. Apple dévoile iOS 26 avec une promesse : révolutionner l’interface de l’iPhone grâce à Liquid Glass, un langage visuel translucide censé apporter “un nouveau niveau de vitalité”. Cinq mois plus tard, le constat est sans appel. Seulement 16% des iPhone tournent sous cette nouvelle version. Un échec historique qui en dit long sur la relation entre la marque californienne et ses fidèles.
Pour contextualiser l’ampleur du désastre : à la même période, iOS 18 affichait 63% d’adoption. iOS 17 culminait à 54%. iOS 26 n’atteint même pas le quart de ces performances. Plus de 60% des utilisateurs s’accrochent fermement à iOS 18, dans un geste qui ressemble davantage à un vote de défiance qu’à une simple prudence technique.
⚡ À retenir
- Adoption catastrophique : 16% seulement contre 63% pour iOS 18 à la même période
- Design controversé : Liquid Glass critiqué pour son manque de lisibilité et ses illusions optiques
- Bugs persistants : batterie, performances, Wi-Fi et clavier touchés
- IA absente : les fonctionnalités promises n’ont pas été livrées
- Données contradictoires : certaines sources évoquent 60% d’adoption via les apps
Le fiasco Liquid Glass : quand le style écrase l’ergonomie
Liquid Glass devait incarner la modernité. Apple le décrivait comme “un matériau translucide qui reflète et réfracte son environnement”. Dans les faits, les utilisateurs découvrent un cauchemar d’utilisabilité. Les icônes semblent pixelisées, certains rapportent des sensations de vertige face à l’illusion optique qui fait paraître les applications inclinées. Les effets de lumière subtils ajoutés aux coins supérieurs gauche et inférieurs droits créent un effet de profondeur… qui désoriente plus qu’il ne séduit.
Le Nielsen Norman Group, référence mondiale en matière d’expérience utilisateur, ne mâche pas ses mots : “Apple privilégie le spectacle plutôt que l’utilisabilité”. L’institut pointe du doigt une interface qui “obscurcit le contenu au lieu de le mettre en valeur”, des boutons animés qui tremblent, des barres d’onglets surpeuplées et réduites, une navigation qui s’effondre sans prévenir.
Les témoignages d’utilisateurs sur les forums Reddit et les réseaux sociaux convergent. L’un déclare : “Les icônes apparaissent comme si l’écran était maculé, avec un effet de flou généralisé”. Un autre s’insurge : “Le curseur en verre tremblant est tout simplement absurde, il manque totalement de stabilité”. La cohérence visuelle, pierre angulaire du design Apple depuis des décennies, s’est volatilisée. Chaque élément semble avoir été interprété différemment par les équipes internes.
Des chiffres qui racontent deux histoires différentes
Les données d’adoption d’iOS 26 révèlent un mystère statistique troublant. StatCounter, qui analyse le trafic web via Safari, affiche un taux d’adoption de 16% en janvier 2026. TelemetryDeck, qui collecte des données anonymisées d’utilisation d’applications, revendique 60%. Une différence colossale qui soulève des questions légitimes sur la méthodologie.
| Version iOS | Adoption (janvier suivant la sortie) | Source |
|---|---|---|
| iOS 26 | 16% | StatCounter (trafic web) |
| iOS 26 | 60% | TelemetryDeck (usage apps) |
| iOS 18 | 63% | StatCounter |
| iOS 17 | 54% | StatCounter |
| iOS 16 | 60% | StatCounter |
Même en retenant le chiffre le plus optimiste de TelemetryDeck, l’adoption d’iOS 26 reste inférieure à la normale. Mais la disparité révèle surtout un phénomène inquiétant : certains utilisateurs mettent à jour leurs appareils pour utiliser leurs applications favorites, mais évitent de naviguer sur le web avec Safari sous iOS 26. Un indice supplémentaire que l’expérience globale déçoit profondément.
L’IA promise, le design imposé
Les analystes de l’industrie tech pointent un facteur aggravant : l’absence criante des fonctionnalités d’intelligence artificielle promise lors de la keynote de juin 2025. Apple avait vendu iOS 26 comme le système mobile le plus intelligent jamais conçu. Les utilisateurs découvrent un Siri toujours aussi limité, des fonctionnalités de traduction live en retard sur Android, et une reconnaissance contextuelle balbutiante.
Liquid Glass apparaît alors comme une tentative de diversion. Apple aurait-il misé sur le clinquant visuel pour masquer son retard technologique face à Google et Samsung ? Les observateurs de Cupertino n’écartent pas cette hypothèse. Un changement d’interface radical peut effectivement détourner l’attention… mais au prix d’une expérience utilisateur dégradée, le calcul devient perdant.
iOS 26.1, déployé en novembre 2025, tente de rattraper le tir. Apple introduit un réglage du niveau de transparence de Liquid Glass, reconnaissant implicitement que le design par défaut pose problème. Les utilisateurs peuvent désormais choisir entre “Teinté” et “Transparent”, ou carrément désactiver tous les effets depuis les réglages d’accessibilité. Une marche arrière qui illustre l’ampleur de l’erreur initiale.
La liste noire des bugs qui persistent
Le design controversé n’explique pas tout. iOS 26 souffre d’une avalanche de problèmes techniques qui dissuadent les retardataires de franchir le pas. Les forums de support Apple et les sites spécialisés recensent des dysfonctionnements récurrents, même après plusieurs mises à jour correctives.
Parmi les bugs les plus signalés :
- Décharge accélérée de la batterie – Certains iPhone perdent 40% d’autonomie en usage normal
- Ralentissements généralisés – Ouverture d’apps laborieuse, transitions saccadées, interface qui rame
- Clavier instable – Retards de frappe, correction automatique défaillante, touches qui ne répondent pas
- Problèmes de connectivité – Wi-Fi qui déconnecte aléatoirement, données cellulaires inopérantes pour certains, cartes SIM non détectées
- Safari capricieux – Pages qui ne chargent pas, crash au lancement, onglets qui disparaissent
- YouTube en panne – L’application ne lit pas les vidéos lorsqu’un écran externe est connecté via USB-C
- Badges fantômes – Les notifications lues restent affichées avec leur pastille rouge
Un utilisateur témoigne sur Reddit : “Depuis la mise à jour, mon iPhone 13 met trois secondes à ouvrir Messages. Les transitions sont d’une lenteur insupportable malgré le mode performance activé”. Ces problèmes touchent aussi bien les modèles récents que les générations antérieures compatibles avec iOS 26.
Quand Apple rompt avec ses propres conventions
Au-delà des aspects purement fonctionnels, iOS 26 commet une faute stratégique rare chez Apple : rompre avec les conventions établies. Pendant quinze ans, iOS a construit un langage d’interface cohérent, prévisible, rassurant. Un utilisateur savait instinctivement où trouver telle fonction, comment interagir avec tel élément.
Liquid Glass bouleverse ces repères. Les boutons ne ressemblent plus à des boutons. Les zones cliquables se confondent avec le décor. Les hiérarchies visuelles s’effacent derrière les effets de transparence. Le résultat ? Une courbe d’apprentissage que les utilisateurs d’iPhone refusent désormais d’accepter. Ils n’ont pas acheté un iPhone pour réapprendre à s’en servir.
Pire encore : iOS 26 se rapproche dangereusement d’Android dans sa philosophie de personnalisation à outrance. Apple abandonne son positionnement historique — “ça marche, point final” — pour embrasser une customisation qui fragmente l’expérience. Les icônes de tailles variables, les couleurs disparates, l’uniformité excessive qui rend tout indistinct… autant de choix qui diluent l’identité de la marque.
Les experts UX sonnent l’alarme
Les spécialistes en ergonomie ne s’y trompent pas. L’article du Nielsen Norman Group publié début octobre 2025 résume brutalement : “Liquid Glass est fissuré, et l’utilisabilité en pâtit”. Les chercheurs identifient plusieurs violations des principes fondamentaux du design d’interface.
Contraste insuffisant : les éléments Liquid Glass superposés à des arrière-plans texturés deviennent illisibles. L’utilisateur doit plisser les yeux pour déchiffrer du texte qui devrait sauter aux yeux. Les personnes souffrant de troubles visuels se retrouvent pénalisées, malgré les options d’accessibilité censées compenser.
Affordance brisée : impossible de deviner qu’il faut appuyer longuement sur un élément, glisser dans telle direction, ou maintenir puis relâcher pour activer une option cachée. L’interface ne communique plus ses possibilités. L’utilisateur tâtonne, s’énerve, abandonne.
Surcharge cognitive : voir constamment l’arrière-plan bouger sous les panneaux d’applications perturbe la concentration. Le cerveau doit filtrer une quantité d’informations visuelles inutiles, au détriment de la tâche principale. La lisibilité s’effondre, la fatigue visuelle s’installe rapidement.
iOS 26.2 : trop peu, trop tard ?
Apple tente de corriger le tir avec iOS 26.2, sorti mi-décembre 2025. Cette version apporte des améliorations notables : optimisation de la gestion de la batterie, fluidification des animations, correction de bugs réseau. Mais le mal est fait. Les utilisateurs qui ont testé iOS 26 en septembre et sont revenus à iOS 18 ne comptent pas retenter l’expérience de sitôt.
Les statistiques de rétrogradation parlent d’elles-mêmes. Des milliers d’utilisateurs cherchent désespérément à “downgrader” vers iOS 18, quitte à perdre certaines données. Les tutoriels YouTube expliquant comment revenir en arrière cumulent des centaines de milliers de vues. Un phénomène rarissime dans l’écosystème Apple, où les mises à jour se déployaient traditionnellement sans résistance majeure.
La firme californienne se retrouve dans une impasse. Abandonner Liquid Glass reviendrait à admettre publiquement l’échec et à décrédibiliser iOS 26 définitivement. Persister dans cette voie risque d’accélérer la migration vers Android pour les utilisateurs les plus déçus. Apple doit désormais reconquérir la confiance perdue, un exercice autrement plus difficile que de la maintenir.
Et maintenant ? Le pari risqué d’iOS 27
Tous les regards se tournent désormais vers iOS 27, attendu en septembre 2026. Les rumeurs évoquent un retour à plus de sobriété, une refonte de Liquid Glass pour le rendre optionnel dès l’installation, et enfin la livraison des fonctionnalités d’IA tant attendues. Apple aurait-il compris la leçon ?
Les observateurs restent sceptiques. La culture d’entreprise de Cupertino valorise la vision et la persévérance. Renier une décision de design majeure pourrait être perçu comme une faiblesse. Pourtant, les chiffres ne mentent pas : iOS 26 est un échec commercial et d’image. Continuer dans cette direction équivaudrait à ignorer des millions d’utilisateurs mécontents.
Le marché des smartphones en 2026 ne pardonne plus les errements. Samsung avec One UI 8, Google avec Android 17, et les constructeurs chinois avec leurs surcouches ultra-personnalisées proposent des alternatives séduisantes. Apple ne peut plus compter uniquement sur la fidélité aveugle de sa base d’utilisateurs. iOS 26 vient de le prouver, douloureusement.
Février 2026. Cinq mois après le lancement d’iOS 26, l’adoption stagne toujours autour de 18%. Les forums bruissent de déception, les analystes révisent leurs prévisions à la baisse, et les utilisateurs d’iPhone attendent, méfiants, des signaux concrets de changement. Apple a perdu une bataille. Reste à voir s’il saura gagner la guerre de la reconquête.
Pour aller plus loin : analyse vidéo approfondie






