Trois semaines après le lancement de la saison 2 de Hijack sur Apple TV+, Idris Elba vient de doucher les espoirs des fans. Dans une interview accordée à RadioTimes.com, l’acteur britannique et producteur exécutif de la série a laissé entendre que l’aventure de Sam Nelson touchait à sa fin. Pas de saison 3 en vue, pas de nouveau détournement à l’horizon. Juste un homme brisé, traumatisé, qui cherche désespérément des réponses dans les couloirs souterrains de Berlin.
⚡ Ce qu’il faut retenir
- La saison 2 de Hijack a débuté le 14 janvier 2026 avec une nouvelle intrigue dans le métro berlinois
- Idris Elba décrit Sam Nelson comme une “coquille vide”, marqué par un trauma profond
- Une saison 3 improbable : l’acteur doute fortement d’un retour du personnage dans un nouveau détournement
- Le partenariat avec Apple TV+ s’est avéré fructueux mais le contrat initial a pris fin en 2023
Un héros ordinaire devenu extraordinairement fragile
Sam Nelson n’est pas James Bond. Il ne fait pas de kung-fu, ne manie pas d’armes avec maestria, ne sauve pas le monde avec un sourire en coin [web:6]. C’est justement ce qui rend le personnage fascinant : il pense, il négocie, il doute. Dans cette deuxième saison, diffusée chaque mercredi sur Apple TV+ jusqu’au 25 février 2026, le négociateur professionnel arrive physiquement et psychologiquement transformé [web:19]. Le visage d’Elba porte les stigmates d’événements qui l’ont ravagé de l’intérieur.
“Je crois qu’il s’agit d’un véritable trauma, d’une perte authentique et d’une quête de compréhension“, confie Idris Elba [web:17]. L’acteur a collaboré étroitement avec l’équipe créative pour explorer ce que devient un homme après avoir vécu l’enfer à 30 000 pieds d’altitude. Comment dort-on après avoir sauvé des centaines de vies ? Comment se regarde-on dans le miroir quand on sait ce dont on est capable sous pression extrême ?
Berlin, un labyrinthe claustrophobe remplace les cieux
Après le détournement du vol KA29 dans la saison 1, l’action se déplace sous terre [web:3]. Le métro berlinois devient le théâtre d’une nouvelle crise, une station entière prise en otage avec des centaines de vies en jeu. Cette narration en temps réel, véritable signature de Hijack, se poursuit mais dans un décor radicalement différent : tunnels sombres, espaces confinés, absence de ciel [web:4].
Le twist du premier épisode a stupéfait l’audience : Sam Nelson n’est plus simplement le héros coincé dans une situation impossible. Cette fois, il semble être le cerveau derrière la prise d’otages [web:6]. Un renversement narratif audacieux qui bouscule tout ce que l’on croyait savoir du personnage.
| Aspect | Saison 1 | Saison 2 |
|---|---|---|
| Lieu | Avion (vol KA29) [web:10] | Métro berlinois [web:3] |
| État psychologique de Sam | Déterminé, improvisateur | Traumatisé, fragmenté [web:19] |
| Rôle de Sam | Victime devenue négociateur | Présumé organisateur [web:6] |
| Diffusion | 2023 | 14 janvier – 25 février 2026 [web:2] |
Apple TV+ : une collaboration qui a fait ses preuves
Hijack est né d’un accord de premier regard entre Apple TV+ et la société de production d’Idris Elba, Green Door Pictures [web:16]. Bien que ce contrat se soit officiellement terminé en 2023, la saison 2 témoigne d’une collaboration qui continue de porter ses fruits [web:19]. La série a rapidement grimpé dans le top 10 des contenus originaux en streaming selon Nielsen et a obtenu la certification “Fresh” sur Rotten Tomatoes dès sa première saison [web:2].
“Il existe certainement des exemples positifs d’engagement entre créateur et studio“, déclare Elba à Deadline. “Dans ce cas, ce contrat a donné quelque chose de très bénéfique. J’espère qu’ils en sont satisfaits. Moi, je l’ai certainement été” [web:19]. Un partenariat gagnant-gagnant qui a permis à Apple TV+ de s’imposer dans le paysage du thriller haletant, un genre dominé par Netflix et Amazon Prime.
L’avenir incertain d’un anti-héros trop humain
Alors, Sam Nelson reviendra-t-il ? La réponse d’Idris Elba est aussi floue qu’honnête. “Je doute que nous revenions – il faudrait beaucoup pour convaincre Jim Field Smith de revenir de la Barbade“, lâche-t-il avec un sourire entendu [web:9]. Le co-créateur de la série semble avoir fait le tour de la question, et l’acteur respecte cette position.
Pourtant, une porte reste entrouverte. Pas pour un nouveau détournement, mais pour explorer les séquelles psychologiques d’un homme qui a frôlé la mort à répétition. “Nous pourrions explorer le personnage de Sam Nelson et le trauma qu’il endure après de telles expériences, ainsi que les effets persistants. Je serais intéressé d’approfondir cela, car ça offre une perspective différente, même si ça n’impliquerait pas de détournement” [web:9].
Jim Field Smith, le réalisateur et co-créateur, partage cette vision pragmatique : “Sam Nelson semble être un type qui attire la malchance, et j’adore travailler avec Idris. Que ce soit davantage de cette série ou autre chose, je suis certain que notre collaboration mènera à quelque chose” [web:18]. Une déclaration qui laisse imaginer d’autres projets communs, peut-être sur Apple TV+, sans forcément ressusciter Sam Nelson.
Masculinité toxique et trauma : le sous-texte audacieux
Ce qui rend Hijack saison 2 particulièrement pertinent en 2026, c’est son exploration de la masculinité et ses failles [web:20]. Comment les hommes gèrent-ils le trauma ? Pourquoi gardent-ils tout à l’intérieur jusqu’à exploser ? Sam Nelson incarne cette contradiction : un négociateur brillant capable de désamorcer n’importe quelle crise… sauf la sienne.
“L’action n’a aucun sens sans profondeur émotionnelle“, insiste Jim Field Smith dans une interview vidéo [web:20]. La série ne se contente pas de spectacle ; elle interroge les limites humaines, la résilience, mais aussi les cicatrices invisibles que laissent les événements traumatisants. Jusqu’où irait-on pour protéger sa famille ? Quelle part de soi accepte-t-on de sacrifier ?
Un bilan critique qui justifie une suite (ou pas)
Avec une nomination aux Emmy Awards pour Idris Elba lors de la première saison [web:1], Hijack a prouvé qu’un thriller pouvait être à la fois populaire et exigeant. La série figure parmi les drames les plus regardés d’Apple TV+, une plateforme qui mise tout sur la qualité plutôt que la quantité [web:2]. Chaque épisode a été qualifié de “shot pur d’adrénaline“, “crisp et tendu“, avec Elba décrit comme un “leading man autoritaire” [web:2].
Pourtant, savoir quand s’arrêter fait aussi partie de l’excellence narrative. Plutôt que de diluer la puissance d’un concept dans des saisons interminables, l’équipe semble privilégier la cohérence. Deux saisons qui racontent une histoire complète valent mieux que cinq saisons qui s’essoufflent. C’est peut-être la leçon qu’Apple TV+ a retenue en travaillant avec Elba : la qualité prime toujours sur la quantité.






