Quatre mois après son lancement, iOS 26 n’arrive toujours pas à convaincre. L’adoption traîne, les critiques fusent, et Apple fait face à l’une des mises à jour les plus rejetées de son histoire. Liquid Glass, censé incarner l’avenir du design mobile, agace plus qu’il ne séduit. Entre bugs persistants, choix esthétiques contestés et taux d’utilisation faméliques, la firme de Cupertino traverse une crise de confiance inédite. Personne n’attendait ça.
⚡ L’essentiel à retenir
- 15 à 60% d’adoption selon les sources — un record de lenteur
- Liquid Glass divise : certains adorent, beaucoup détestent
- Bugs en cascade : Wi-Fi, batterie, réseau cellulaire
- Scandale des fuites avant sortie avec Jon Prosser
- Design prioritaire sur l’usabilité selon les experts UX
Un lancement chaotique dès le premier jour
Le 15 septembre 2025, iOS 26 débarque sur des millions d’iPhone à travers le monde. Vingt-quatre heures plus tard, les forums explosent. Wi-Fi instable, carte SIM non détectée, batterie qui fond comme neige au soleil. Apple, contrainte de réagir dans l’urgence, publie iOS 26.0.1 le 29 septembre — à peine deux semaines après le lancement officiel. Un aveu d’échec à peine voilé.
Les propriétaires d’iPhone 17 et iPhone Air, fraîchement sortis de leur boîte, découvrent des ralentissements inexplicables et des écrans noirs soudains. Certains utilisateurs de cartes SIM physiques se retrouvent purement et simplement sans réseau 4G ou 5G. Même Safari et CarPlay plantent régulièrement. La liste des dysfonctionnements semble interminable, éclipsant totalement les nouveautés pourtant prometteuses du système.
Liquid Glass : révolution ou erreur de casting ?
Apple le présente comme “un matériau translucide qui reflète et réfracte son environnement”. Dans la réalité, Liquid Glass ressemble surtout à un iPhone emballé dans de la gelée. L’interface ondule, scintille, mais surtout… gêne. Les effets de transparence et de diffusion, omniprésents, nuisent à la lisibilité. Les animations créent des lags perceptibles même sur les modèles récents.
Le Nielsen Norman Group, référence mondiale en ergonomie numérique, ne mâche pas ses mots : “Apple privilégie le spectacle à l’utilisabilité”. L’institut pointe du doigt des barres d’onglets réduites et surchargées, une navigation qui s’effondre, des boutons tremblotants. Pire encore, iOS 26 rompt avec des conventions établies depuis des années, se rapprochant dangereusement du design Android. Pour une marque qui a bâti sa réputation sur la cohérence et l’intuitivité, c’est un coup dur.
Les chiffres qui font mal
Mi-janvier 2026, StatCounter publie des données glaçantes : seulement 15,2 % des iPhone tournent sous iOS 26. Quatre mois après le déploiement. À titre de comparaison, iOS 18 affichait 77,1 % d’adoption à la même période. L’écart est abyssal. iOS 26.1 représente 10,6 % des appareils, iOS 26.2 atteint péniblement 4,6 %, et la version originale iOS 26.0 croupit à 1,1 %.
| Version iOS | Taux d’adoption (4 mois) | Perception |
|---|---|---|
| iOS 18 | 77,1 % | ✅ Succès franc |
| iOS 26 | 15-18 % | ❌ Échec historique |
| iOS 26 (TelemetryDeck) | 60 % | ⚠️ Données contestées |
Mais attention : TelemetryDeck, une autre source analytique, affiche 60 % d’adoption. D’où vient cette différence colossale ? StatCounter se base sur les visites de Safari et l’identifiant du système d’exploitation. Or, Safari sous iOS 26 se fait passer pour iOS 18.7 dans certaines versions. Un bug technique qui fausse les statistiques. TelemetryDeck, lui, utilise des données d’applications tierces via son SDK. La vérité se situe probablement quelque part entre les deux, autour de 50 % selon les dernières estimations fin janvier 2026.
Pourquoi les utilisateurs résistent
Une enquête menée en janvier 2026 auprès de 2 000 utilisateurs américains révèle des raisons surprenantes. Parmi ceux qui n’ont pas mis à jour :
- 28 % ignoraient l’existence d’iOS 26
- 23,7 % pensaient que la mise à jour se ferait automatiquement
- 23,3 % n’ont tout simplement pas pris le temps
- Le reste évoque des craintes liées aux bugs et au design Liquid Glass
Sur Reddit, un utilisateur résume le malaise général : “Je suis pour une refonte du design, mais les bugs s’accumulent et ça commence à gonfler. Le clavier est toujours une vraie plaie.” D’autres qualifient Liquid Glass d’“embarras”, même si l’esthétique séduit quelques cercles de designers et d’early adopters sur Mac. La division est palpable.
Le scandale des fuites qui a tout précipité
Le 9 août 2025, Jon Prosser, informateur tech controversé, publie des photos exclusives de l’iPhone 17 Pro. Avant sa sortie officielle. Les images proviennent d’un prototype de développement contenant une version test d’iOS 26, confié à Ethan Lipnik, ancien ingénieur Apple. Michael Ramacciotti, présenté comme son complice, aurait accédé au prototype illégalement avant d’en partager l’écran lors d’un appel FaceTime avec Prosser.
Apple porte plainte. Le 13 octobre, Prosser n’a toujours pas répondu à la justice. Ce scandale entache le lancement d’iOS 26 dès ses prémices, alimentant les théories selon lesquelles Apple aurait précipité la sortie du système pour contrer l’effet des fuites. Résultat : un produit insuffisamment testé, truffé de bugs, et une stratégie de communication désorganisée.
Les nouveautés noyées dans la polémique
Pourtant, iOS 26 n’est pas qu’un catalogue de problèmes. Recovery Assistant permet de dépanner un iPhone sans Mac ni PC. Les widgets deviennent interactifs et peuvent être placés en bas de l’écran verrouillé. Apple Music propose désormais la traduction instantanée des paroles. L’horloge de l’écran verrouillé s’allonge dynamiquement selon les notifications. Image Playground ajoute cinq nouveaux styles de génération d’images via ChatGPT.
La détection de nudité dans FaceTime coupe automatiquement le son et l’image pour protéger les plus jeunes. Les paroles de musique sont disponibles hors ligne. Un onglet “Jouez ensemble” remplace Game Center pour lancer des défis à des amis. L’arsenal de fonctionnalités est impressionnant, mais totalement éclipsé par le tollé autour du design et des bugs.
Que faire si vous êtes encore sur iOS 18 ?
Si vous hésitez encore, plusieurs stratégies s’offrent à vous. Vous pouvez rester sur iOS 18 tant qu’Apple continue de publier des correctifs de sécurité — ce qui sera le cas pendant au moins un an. Les utilisateurs les plus réfractaires à Liquid Glass peuvent atténuer ses effets en réduisant la transparence dans les réglages, en activant le mode sombre, ou en personnalisant leur écran d’accueil.
Pour ceux qui veulent tenter l’aventure, attendez au minimum iOS 26.3 ou 26.4. Les premières versions d’un système Apple sont rarement stables. La communauté des bêta-testeurs confirme que les mises à jour successives corrigent progressivement les problèmes les plus criants. Mais il faudra probablement attendre iOS 27 pour qu’Apple repense en profondeur certains aspects de Liquid Glass.
Apple peut-il redresser la barre ?
La firme de Cupertino a déjà connu des lancements difficiles. iOS 7, avec son design flat révolutionnaire en 2013, avait aussi divisé. Mais jamais l’adoption n’avait été aussi lente. Apple joue gros : si iOS 26 devient un repoussoir durable, cela pourrait fragiliser la confiance des utilisateurs et ralentir les cycles de mise à jour futurs.
Certains analystes suggèrent que Liquid Glass est une tentative de distraire les clients de l’absence des fonctionnalités d’IA promises depuis des mois. Apple Intelligence, annoncé en grande pompe, peine à tenir ses promesses. Les utilisateurs attendaient des avancées majeures en intelligence artificielle. Ils héritent d’un lifting esthétique contestable et d’une ribambelle de bugs. Le décalage entre attentes et réalité est brutal.
Fin janvier 2026, iOS 26 atteint enfin les 50 % d’adoption selon certaines sources. Mais le chemin a été semé d’embûches. Les forums restent partagés. Les réseaux sociaux continuent de cracher leur venin. Et Apple, pour une fois, semble avoir perdu la main sur son propre écosystème. La question n’est plus de savoir si iOS 26 finira par s’imposer — il le fera, par la force de l’habitude et des mises à jour obligatoires. La vraie question est : combien de temps faudra-t-il pour que les utilisateurs lui pardonnent ?






